Robert Doisneau

Champ de Mars Paris photo par Robert Doisneau

Champ de Mars Paris

Biographie
Né(e) le : 14/04/1912
Lieu : Gentilly, France
Décédé(e) le : 01/04/1994
À l’âge de : 81 ans
Mouvement(s) Photojournalisme
Nationalité Française
Spécialité(s) Photographie

Durant un demi siècle, et à partir du début des années 1930, Robert Doisneau, photographe français, a retracé la vie parisienne en noir et blanc. Il photographiait Paris sous un angle humoristique, romantique, ironique, créant d’intenses liens émotionnels avec ses sujets.

Vie privée

Né quelques années avant la Première Guerre Mondiale, Robert Doisneau a été élevé dans les environs de Gentilly dans une famille issue de la classe moyenne. Il a grandi parmi des artisans, étudiant la lithographie à l’École Estienne. En 1929, après avoir été diplômé en gravure et en lithographie, Doisneau travailla dans les arts graphiques à l’Atelier Ullman avant d’entamer des études en photographie. Bien qu’il ait fréquenté les classes moyennes, son intérêt en matière de photographie s’est principalement porté sur les milieux ouvriers. Il était un syndicaliste très actif ; durant la 2e Guerre Mondiale, lorsque les Nazis envahirent la France, il a rejoint la Résistance. Les années qui suivirent la fin de la 2e Guerre Mondiale, Doisneau a continué à se consacrer à la photographie des français et de la vie parisienne, alors que ses collègues contemporains s’ouvraient au marché mondial. Il épousa en 1934 Pierrette Chaumaison et restèrent maries jusqu’au décès de cette dernière en 1993 : le couple eût deux filles.

Carrière

Doisneau a appris la photographie en travaillant avec André Vigneau dans la publicité. C’est en 1932, au Marché aux Puces de Paris, que la carrière professionnelle de Doisneau a été réellement lancée. Durant la crise de 1929, il a travaillé en qualité de photographe industriel chez Renault : cette expérience est à l’origine de son intérêt pour la classe ouvrière française. Bien qu’il ait eu la possibilité d’y trouver les sujets qui l’intéressaient pour la photo, il trouva aussi que le travail dans une industrie était restrictif : il préférait la liberté de pouvoir prendre des clichés des rues parisiennes. Il se mit alors à saisir des instants uniques en France et à l’étranger, tout en travaillant pour l’agence Rapho. Malheureusement, l’invasion Nazie suspendit momentanément sa carrière florissante de photojournaliste. Après la guerre, Doisneau travailla en qualité de photographe pour certaines revues, dont « Vogue ». Il reprit aussi ses clichés dans les rues des villes. En 1949, il publia son premier book de photos des rues Le Banlieue de Paris. Ce travail lui fut particulièrement bénéfique pour ses portraits poignants de la vie dans les banlieues industrielles de Paris. L’année suivante, Doisneau prit sa plus célèbre photo, The Kiss by the Hotel de Ville (Le baiser de l’Hôtel de Ville) pour la revue « Life » : elle représente un couple s’embrassant dans la rue, au milieu des piétons et passants. Cette photo dégage un moment de romantisme dans une scène de vie banale. Bien que cette photo ait fait le tour du monde sur des posters et cartes postales, elle généra néanmoins la controverse lorsque Doisneau avoua avoir vu le couple s’embrasser et qu’il leur a demandé de renouveler cet instant pour le cliché de sa photo. Dans les années 1950, Doisneau était un membre actif du groupe XV, dédié à la promotion de la photo en tant qu’art à part entière. Son humour se manifeste dans le cliché Picasso and the Loaves (Les pains de Picasso), un portrait du peintre assis à table, sur laquelle reposent des miches de pains qui ressemblaient à de gros doigts sortis tout droit d’un dessin animé. L’intérêt pour les photos de Doisneau faiblit dans les années 1960, mais se raviva à nouveau dans les années 1970. En 1977, l’empathique photo du Dog on Wheels (Le chien à roulettes), cliché d’un chien possédant des roulettes à la place de son train arrière, est l’une de ses plus célèbres photo de cette époque. Doisneau a gagné de nombreux prix de photographie, dont le Prix Kodak en 1947, le Prix Niepce en 1956, le Grand Prix de la Photographie en 1983 et le prix Balzac en 1986. Son œuvre a inspiré de nombreux photographes des rues et directeurs de films ; elle est l’expression typique d’une époque et d’un lieu.

Anecdotes

  • Durant la 2e Guerre Mondiale, Doisneau a transmis aux Nazis des documents falsifiés de la Résistance française
  • Doisneau est Chevalier de la Légion d’Honneur qui est la plus haute distinction officielle en France.
  • En 2005, Francoise Bornet, l’un de ses sujets du Baiser de l’Hôtel de Ville a vendu aux enchères le tirage que Doisneau lui a donné, pour une valeur de 242 dollars, soit environ 177 euros.

Artistes comparables

Références

Exemples d’œuvres de : Robert Doisneau

Musicien sous la pluie photo par Robert Doisneau

Musicien sous la pluie

Les jardins du Champs-de-Mars, 1944 (photographie noir & blanc) photo par Robert Doisneau

Les jardins du Champs-de-Mars, 1944 (photographie noir & blanc)

Les enfants dans les jardins du Palais-Royal, 1950 photo par Robert Doisneau

Les enfants dans les jardins du Palais-Royal, 1950

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